La Commission diocésaine Justice et Paix (CDJP) de Bukavu a réuni, dans la salle Concordia, les acteurs sociaux, les cadres de base, les associations de défense des droits des femmes ainsi que le représentant du maire de la ville. Cette rencontre avait pour objectif d’échanger sur les défis sécuritaires et les difficultés qui affectent la vie quotidienne des habitants de Bukavu.
L’Abbé Justin Nkunzi, directeur de la Commission Diocesaine Justice et Paix CDJP Bukavu, a exhorté la population à devenir actrice du changement. Il a insisté sur la nécessité de promouvoir la paix, le respect mutuel et la solidarité dans les communautés, tout en rejetant les divisions et les discours de haine. Il a rappelé que la protection des enfants et le soutien aux plus vulnérables sont des responsabilités partagées.« Le changement de Bukavu commence par chacun de nous », a-t-il souligné.
Me Célestin intervenant a expliqué aux participants les mécanismes du plaidoyer, comment l’organiser, à qui l’adresser et quelles stratégies adopter. À l’issue des échanges, six problèmes prioritaires ont été identifiés, ainsi que les cibles vers lesquelles les actions de plaidoyer devront être orientées.
Problèmes prioritaires identifiés
Parmi les préoccupations retenues figurent l’insalubrité, l’insécurité, la situation des enfants délaissés, le manque d’électricité et le manque d’eau potable. Madame Gisèle Mukengezi, chargée de programme à la CDJP Bukavu, a annoncé que l’élaboration d’une feuille de route constituera la prochaine étape. Celle-ci sera fondée sur les problèmes identifiés et les recommandations formulées, afin de définir les actions concrètes de plaidoyer et de lobbying auprès des autorités et parties prenantes. Elle a également été convenu que d’autres rencontres suivront, pour maintenir la dynamique et engager les décideurs à prendre des mesures tangibles face aux défis soulevés.
Par Emercianne BALEZI




