Environnement

Hombo : trois écoliers rescapés après l’effondrement du pont Bimahamba

Le territoire de Walikale a frôlé le drame ce mercredi 3 juin 2026. Le pont Bimahamba, long d’environ 80 mètres et jeté sur la rivière Luhoho, s’est effondré brutalement, isolant le centre de Hombo-Nord et ses environs. Reliant les secteurs de Bakano et de Wanianga, cet ouvrage constituait un axe vital pour les habitants, les commerçants et les élèves.

Trois (3) écoliers ont été repêchés vivants dans la rivière grâce à la réaction des riverains présents sur les lieux. Selon le bilan provisoire, aucune perte en vies humaines n’a été enregistrée. L’effondrement a cependant provoqué une paralysie totale du trafic, empêchant tout déplacement entre Hombo-Nord et les localités voisines.

Le pont Bimahamba représentait un lien économique et social essentiel. Sa disparition soudaine montre la fragilité des infrastructures dans des zones enclavées comme Walikale, où chaque ouvrage conditionne la vie quotidienne.

Cet accident survient à la veille du lancement des épreuves de l’Examen national de fin d’études primaires (ENAFEP). Pour de nombreux élèves, l’impossibilité de se déplacer pourrait compromettre leur participation, accentuant le stress et les inégalités dans un moment décisif de leur parcours scolaire.

L’effondrement du pont Bimahamba rappelle un double enjeu. Sur le plan securité des infrastructure, la vétusté des ouvrages dans les zones rurales expose les populations à des risques permanents. Parlant de l’accès à l’éducation,  la coupure des voies de communication menace directement la scolarité des enfants, surtout en période d’examens nationaux. Et sur le plan économique, les commerçants et producteurs locaux voient leurs activités paralysées, aggravant la précarité.

Cet incident devrait interpeller les autorités sur la nécessité d’investir dans la réhabilitation et la sécurisation des infrastructures rurales. La résilience des communautés dépend de ces ouvrages, qui ne sont pas de simples structures physiques mais des vecteurs de cohésion sociale et de développement.

Plus de 10 établissements scolaires risquent d’être affectés par cette rupture de liaison, compromettant l’accès des candidats habitants HOMBO EST au centre de passation d’examen à chambucha ainsi que le bon déroulement des activités éducatives dans la région.  

Face à cette situation préoccupante, la société civile de waloaluanda ainsi que les leaders communautaires ont lancé un cri d’alarme aux autorités compétentes, ils demandent la reconstruction urgente de ce pont..

 

 Socrate Bin SADIKI

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