La Journée Internationale des Droits des Femmes a pris une dimension particulière cette année à Luhwindja, dans le territoire de Mwenga. À travers une activité intégrée organisée par la Coopérative Agro-Pastorale à l’Autonomisation de la Femme à la Base (CAPAFB Sud-Kivu), partenaire du CIAT/PABRA dans le projet B4WE, les femmes rurales ont démontré qu’elles sont désormais au cœur de la lutte contre l’insécurité alimentaire.
Sous les tentes dressées pour l’occasion, les bénéficiaires ont exposé leurs récoltes, haricots biofortifiés, maïs, bananes, oignons, amarante et patates douces. Ces produits ne sont pas de simples denrées, mais le symbole d’une transformation agricole en marche. « Le haricot amélioré est devenu notre moteur. Il nous nourrit, nous donne des revenus et nous rend plus fortes », confie une agricultrice participante.
L’événement a mis en lumière l’adoption de semences améliorées et de bonnes pratiques agricoles. Les démonstrations ont montré comment ces innovations augmentent la production et renforcent la résilience des ménages. Des sessions de sensibilisation ont également insisté sur l’importance de consommer des aliments riches en nutriments, notamment les haricots biofortifiés, pour améliorer la santé des familles.
Au-delà des récoltes, c’est le leadership féminin qui a été célébré. Les femmes ont pris la parole, partagé leurs expériences et affirmé leur rôle dans la production, la transformation et la commercialisation. « Nous ne sommes plus seulement des travailleuses des champs, nous sommes des décideuses dans nos foyers et dans nos communautés », a déclaré Mme Godelive M’CIHIMBI, sous les applaudissements.
La mobilisation a attiré l’attention des autorités locales. Le secrétaire administratif de la chefferie de Luhwindja, Maroyi Cimanuka, représentant du chef de chefferie, n’a pas caché sa satisfaction, « Nous remercions la CAPAFB et ses partenaires, notamment le CIAT/PABRA, pour leur appui dans la lutte contre l’insécurité alimentaire. Ce projet a un impact réel sur le développement de notre communauté. Nous souhaitons qu’il continue pour garantir la sécurité alimentaire de Luhwindja. »
De son côté, la coordinatrice de la CAPAFB, Nathalie Mufurume, a invité la population à rejoindre massivement l’organisation et à bien gérer les semences et outils aratoires reçus grâce au soutien du CIAT/PABRA. « C’est ensemble que nous allons bâtir une communauté résiliente et prospère », a-t-elle déclaré.
Cette journée a démontré la pertinence d’une approche qui lie agriculture, nutrition et genre. Le projet B4WE, porté par le CIAT/PABRA et ses partenaires, s’impose comme un levier essentiel pour améliorer la sécurité alimentaire, renforcer l’autonomisation des femmes et consolider la résilience communautaire à Luhwindja.
David Balibonera





